Sur les traces de fraicheur endormie, nos corps dansants ont roulé de pierre en pierre. Plus loin, ciel égaré. Un mois d’aout aux pluies violentes et saccadées, nous rangions, nous courrions, nous renoncions à nos poésies d’altitude. Pour un temps seulement. Les corps de rivière et de forêt se rencontrent sans se croiser, sang urbain. Fleuves trop tranquilles, nous passerons. Cheminant, encasqués, visages pâles et colorés, nous observons et sommes observés. Aux feuilles d’automnes, nous suspendons notre rentrée. Et chaque chute sera ramassée.

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